Les expositions

Les expositions du CIP vous présentent le meilleur photojournalisme du passé et du présent. Elles se tiennent plusieurs fois par an à Perpignan, en partenariat avec des collectionneurs, des agences photo ou des photographes indépendants, et s’ajoutent aux expositions du festival Visa pour l’Image. Vous pouvez visionner ici une présentation interactive de plusieurs d’entre elles, et retrouver sur la base de données du CIP l’ensemble des photographies exposées.

Un président citoyen du monde - Jacques Chirac sous le regard d'Éric Lefeuvre

Une exposition de soixante photographies en noir et blanc et en couleur, dont la plupart sont inédites, réalisées par Éri© Lefeuvre, photographe, auteur et journaliste.
Pendant plus de trente ans, il n’a cessé de photographier cet homme d’État qui figure aujourd’hui parmi les personnalités politiques préférées des Français. Trente années à côtoyer, accompagner, observer mais surtout à épier avec ses « Leica » ce personnage hors du commun, aussi secret et mystérieux qu’attachant mais avant tout profondément humain. À travers des photographies de Jacques Chirac, des scènes de vie et des portraits de ceux qu’il rencontrait lors de ses voyages, cette exposition nous permet d’approcher au plus près de cette soif authentique de découverte de l’Homme et des cultures qui anima tout au long de sa vie Jacques Chirac, véritable citoyen du monde.
Certains pensent que Jacques Chirac aurait fait un excellent anthropologue, sans doute, mais ce dont Éri© Lefeuvre est aujourd’hui certain, c’est qu’il aurait pu être un grand photographe et que sur certains voyages officiels il aurait certainement parfois préféré être à « sa » place !

25 novembre 2019 au 1er mars 2020.
Chapelle de la Funéraria du Campo Santo d
Perpignan
Entrée gratuite
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 17h30
+33 4 68 62 38 00
www.photo-journalisme.org

Photojournalistes émergents

Dans les missions du CIP, il y a la promotion et le développement des métiers du photojournalisme.
L’exposition « photojournalistes émergents » s’inscrit dans cette perspective.
4 reportages de 4 photojournalistes présenteront 4 facettes de l’actualité du monde.
4 regards pour s’interroger sur la révolution du sourire en Algérie, l’artisanat en Birmanie, la place des aidants en France et une cérémonie religieuse en Indonésie.

Idhir Baha, studio Hans Lucas « La Révolution du Sourire »
Stéphane Ferrer, studio Hans Lucas, « Brick’s Generation »
Lionel Pédraza, studio Hans Lucas, « Je t’aide à ne pas m’oublier »
Idriss Bigou-Gilles, studio Hans Lucas, « Cérémonie Bukakak »

Exposition du 15 novembre 2019 au 15 janvier 2020 au CIP.
Du lundi au vendredi de 9 heures à 12 heures et de 13 heures à 17 heures.
Fermeture annuelle du 23/12/2019 au 6/01/2020.
CENTRE INTERNATIONAL DU PHOTOJOURNALISME
COUVENT DES MINIMES, 24 RUE FRANCOIS RABELAIS - 66 000 PERPIGNAN
Renseignements au 04 68 62 38 00

Dina Vierny par Pierre Jamet

8 JUILLET - 31 OCTOBRE
CENTRE INTERNATIONAL
DU PHOTOJOURNALISME
24 Rue Rabelais Perpignan
Entrée gratuite
Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h
Arrêt du 28 août au 23 septembre
+33 4 68 62 38 00
www.photo-journalisme.org

Ferhat Bouda - « Autour de soi » Autoportrait d’une génération « Latitude : 42.6976, Longitude : 2.8954 »

Résidence Photo journalistique 2018 menée
par Ferhat Bouda « Autour de soi »

Pour sa troisième résidence, le Centre International du Photojournalisme, avec l’aide de la DRAC Occitanie et de la Ville de Perpignan, a mis en place une résidence photo journalistique.
Le projet a été défini avec le Service Jeunesse de la Ville de Perpignan, le professeur missionné, le C.I.P. et Ferhat Bouda, photojournaliste retenu pour ce projet.
L’intention photo journalistique, les reportages
Selon Ferhat Bouda, savoir photographier c’est pouvoir photographier ses proches, son entourage, son environnement.... C’est dans cet espace que les enfants, les jeunes ont travaillé à construire leur photoreportage : l’autour de soi.
En s’appuyant sur l’accompagnement de Ferhat Bouda, les enfants et adolescents ont travaillé en autonomie.
Ils sont responsables face à leurs images, leur engagement dans le projet, leur production. Ils ont réalisé des sujets, des prises de vue, l’écriture et l’éditing de leur reportage. Ils ont ainsi été confrontés à leurs erreurs pour leur permettre d’appréhender toutes les facettes de la réalisation d’un photoreportage. Ainsi ils ont pu, en amont de leurs prises de vue, préparer leur travail, choisir leur propre angle, sélectionner une « définition » de la thématique de cette résidence.

Paul Senn 1901 - 1953 Photojournaliste Suisse

Paul Senn (1901-1953)
Photojournaliste suisse
Exposition au Couvent des Minimes
Entrée gratuite du mardi au dimanche de 11h à 17h30

Mais qui est donc Paul Senn ? Un photographe suisse, un témoin de son temps, un œil acéré qui témoigne en deux décennies, de 1930 à 1950, d’une époque tragique ou va se mettre en place avec le fascisme et le nazisme, la matrice de la catastrophe à venir. Photographe humaniste, il va devenir ensuite reporter de guerre et témoin d’un après-guerre dont il tirera les lueurs d’espoir avec de merveilleuses photographies en couleur. Dans les années 1930, sur fond de crise économique, d’affrontements sociaux et de violences politiques, les photographes suisses, au premier rang desquels Paul Senn, rendent compte de l’actualité, Leica et Rolleiflex en main, dans une presse illustrée très dynamique.
Paul Senn au début photographie les travailleurs aux champs ou à l’usine avec empathie mais aussi une manifestation ouvrière réprimée à coup de fusils par la police à Genève. Son reportage dans les foyers d’enfants abandonnés qui vivent dans des conditions indignes fait scandale. Il parcourt déjà l’Europe avec une prédilection pour l’Espagne où il se rend plusieurs fois avant le déclenchement de la guerre civile. Il y retournera sous les bombes en 1937, infatigable témoin de la guerre et de l’exil espagnol aux côtés de ses amis de l’Ayuda suiza. Il sera aussi le témoin de l’exode de l’armée française vers la Suisse en juin 1940 et des camps d’internement sous le régime de Vichy, en particulier à Rivesaltes. Il traquera la joie de la Libération et de la reconstruction dans le monde entier, en France, en Italie et beaucoup aux Amériques, qu’il parcourra longuement du Canada au Mexique en s’attardant aux États-Unis, dont le dynamisme et les couleurs le fascine. En cent photos et une quinzaine de reportages, cette exposition donne à voir la diversité du travail journalistique d’un reporter suisse témoin de son temps, une leçon qui montre que la photographie n’est jamais neutre. Les archives Paul Senn, des centaines de milliers de négatifs, sont abritées au Musée des Beaux-Arts de Berne. Markus Schürpf qui administre ce fonds a organisé plusieurs expositions sur ce photographe et dirige une banque de données gigantesque sur les photographes suisses.

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Jacques Grison. Devant Verdun. Permanence de l'Invisible, l'Indicible, l'Irréparable 1918-2018

Il y a dans le travail de Jacques Grison un legs et un projet. Ce qu’il voit et ressent en parcourant les champs de bataille le fait traverser des temps indissolublement accolés, celui d’une histoire dévastatrice, invisible et présente et cet autre venu de l’enfance, de jeux partagés avec d’autres enfants, cherchant dans la terre quelques trésors d’abord connus comme des trouvailles avant de devenir des reliques, des signes de vie ramenant à la mémoire les rares récits de son grand-père maternel revenu de l’horreur sans pouvoir jamais s’en détacher, sans pouvoir jamais trouver la paix. Comment transmettre cela, ce silence qui pénètre davantage que le plus grand froid, ces « paysages avec figures absentes » * paysages post-mortem plus habités qu’un secret, paysages où tout semble faire signe et trace?
Comment faire cela et dire la construction de soi, une terrible proximité étrange et familière, le singulier d’un être, son enracinement et son espérance accrochés aux majuscules de l’Histoire ? Comment le dire sans faillir, comme le ferait un témoin intempestif qui croirait porter une vérité, hausserait le ton et détonnerait, tombant sans décence dans l’esthétisation et le pathos ?
Jacques Grison ne s’y trompe pas. Ce qu’il possède, s’il doit le transmettre, apparaîtra dans son temps, mêlant diachronie et rémanence, tressant un récit hors des romans nationaux, des héroïsations et des célébrations. L’exercice de distanciation propre à la dramaturgie brechtienne sera ici accompli pour nous donner à voir et à percevoir.
Quoi ?
L’invisible,
l’indicible,
l’irréparable.
Ils seront les composants de ce paysage de soi et d’un être collectif, de ce pays-visage de gueules cassées, d’une masse ossifiée retenue dans une architecture de sacre ou fondue dans un humus- humanus nourrissant un paysage d’après guerre. À Nagasaki, Matsumoto Elichi a pris une photogra-phie saisissante dans les décombres d’une base militaire, après l’explosion atomique : les corps ont disparu, mais l’ombre fantomatique d’une échelle est restée, fixée sur un mur ; trace de la trace. Jacques Grison porte une ombre et la vit. […]

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Au coeur de Mai 68

Vu par Bruno Barbey
Présenté par Philippe Tesson

Une guerre sans nom, 1954-1962 Algérie

Exposition "Une guerre sans nom, 1954-1962 Algérie"
Centre International du Photojournalisme
Couvent des Minimes - Rue François Rabelais - 66000 Perpignan
Entrée gratuite du mardi au dimanche de 11h à 17h30

Se poser la question de comment a été photographiée la guerre d'Algérie - et sur ce point il y a une masse considérable de photos - revient souvent à faire ressurgir une mémoire, à établir une disproportion entre les photos d'amateurs, celles des professionnels, celles de l'armée française comme celles plus rares de l'ALN (Armée de Libération Nationale), à définir enfin le déséquilibre de la représentation des Français d'Algérie et des militaires d'un côté et les Algériens de l'autre côté. Nous en sommes bien conscients.

Une exposition présentée au Centre International du Photojournalisme et au Mémorial du Camp de Rivesaltes, porte le titre : une Guerre sans nom, 1954 - Algérie - 1962.

Jean-Jacques Jordi.

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Frontières

Résidence 2017
Pour la deuxième année consécutive, le Centre International de Photojournalisme accueillait, un photojournaliste en résidence.
Après Claire Allard en 2016, c’est Jc Milhet qui fut choisi en début d’été 2017 pour assurer la résidence de deux mois, en octobre et novembre dernier - résidence partagée entre pédagogie et création d’un photoreportage.

C’est ainsi que près de 250 élèves de 11 classes de 8 établissements, du CE1 à la Terminale, ont travaillé avec le photojournaliste sur des projets, adaptés à leur niveau d’étude, ayant tous une même thématique : Frontières.

Exposition
Ces travaux seront exposés du 30 janvier au 31 mars 2018 au Centre International du Photojournalisme, Couvent des Minimes, à Perpignan. 55 images composant 5 photoreportages seront accrochées sur les murs du C.I.P. en lieu et place de l’exposition permanente et 126 portraits d’enfants recouvriront le parvis du Couvent des Minimes, à l’entrée du Centre International du Photojournalisme.

Exposition du 30 janvier au 31 mars 2018
Centre International du Photojournalisme
Couvent des Minimes - 24, rue Rabelais
Entrée gratuite du lundi au vendredi de 11h à 17h30

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1917 la révolution qui a changé le monde

Exposition au Couvent des Minimes du 17 octobre au 17 décembre.
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 17h30.

La révolution russe a changé le monde, elle a aussi changé la manière de voir le monde. L'Union soviétique a produit une esthétique unique : révolution politique, révolution sociale, révolution graphique ont été de pair. Et la photographie a pris une grande place dans cet élan révolutionnaire. Produire des images pour défendre des idées a été le mot d'ordre des cinéastes et des photographes qui ont épousé les thèses des bolcheviks, ce qu'Alexandre Rodchenko appelait le changement de point de vue. La vision classique de la révolution russe et de la naissance de l’Union soviétique a été fournie clé en mains par les agences de propagande russes où travaillait les meilleurs photographes Max Alpert ou Yvan Chaguine et les meilleurs graphistes comme Klucis ou El Lissitsky. Ils ont produit les plus belles revues et les plus beaux livres. Mais la beauté formelle de ce travail cachait aussi des falsifications, des trucages, et la disparition de beaucoup d’acteurs de la révolution qui disparurent y compris de la mémoire photographique. [...]

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Conditions de location des expositions

Certaines expositions du CIP sont disponibles à la location sous réserve que l’organisme intéressé en acquitte les frais de location, de transport et d’assurance.

Pour plus d’informations sur les expositions proposées à la location, leurs auteurs et leurs disponibilités merci de contacter le CIP.

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Catalogue des expositions

Jesse A. Fernandez – Tours et détours de la Révolution Cubaine

69 tirages nbl – formats 50 x 60 cm et 80 x 120 cm
Auteur : Jesse A. Fernandez

Sur les rives houleuses de la mer Caspienne
100 tirages couleur et nbl – formats 50 x 60 cm et 80 x 120 cm
Auteur : Stanley Greene

L’Espagne déchirée 1936-1939
100 tirages nbl – formats 50 x 60 cm et 80 x 120 cm
Auteurs : AFP, collection Michel Lefebvre, Archivo Fotográfico Guerra Civil-Fondo Documental Mario Blanco Fuentes, Collection BDIC, Université Libre de Bruxelles